ALLUMAGE D'UN FOUR HOFFMANN Lorsque le four est à l'arrêt, il se refroidit par conséquent et emmagasine de l'humidité qui lui arrive d'autant plus vite, sir le puits ne se vide pas d'une façon régulière. Il est donc indispensable de surveiller le vidage régulier du puits, faute de quoi les fumées seraient blanches à la cheminée, par conséquent empreintes d'humidité et non noires. Savoir que si les fumées sont blanches les produits sont à jeter. Ainsi donc, on remplit la moitié de la longueur du tunnel en laissant libre derrière cette moitié, d'une place vide correspondant à plusieurs fours, (cela dans le but de ne pas concentrer la chaleur dans un espace trop restreint, rendant insupportable le travail de lancement du feu du chauffeur). Il faut ensuite procéder à la construction du foyer d'allumage. Cette construction devra démarrer à un minimum de 1 m 50 à 2 m du premier montant de briques. Comme pour un brasero, il faut mettre des barreaux de grilles de 1 m 70 de long et en 30 x 30 m/m en carré (environ 50 banneaux) soutenant à 0.80 m de hauteur par 3 massifs de maçonnerie de 0.20 m ou 0.28 sur lesquels, dans le largeur du four ou noie un fer à U dans lequel viendra reposer la maçonnerie de fermeture du four. Pour bien faire, il faut mettre des brigues en 0.20 m/m d'épaisseur. Le fronton supérieur de cette maçonnerie sera colmaté au ciment fondu. Dans cette maçonnerie, il faut 2 portes, tenues, chacune par des gonds fixés au préalable dans cette maçonnerie. Et on allume ! Au début, se servir de bois sec (chêne). Mettre la première panne de tirage loin en foyer pour permettre un essuyage de l'humidité. Pendant les 2 premiers jours, ne pas pousser la température, et surtout les yeux sur la cheminée qui seule assurera le tirage, et voir la couleur des fumées. -(Lesquelles sont humides, leur couleur est très pâle)- Au début du 3ème jour on mettra sur le bois, du charbon 0/100 et on augmentera la température progressivement. Il ne faudra pas oublier de descendre chaque fois que cela sera nécessaire sous les grilles, et tenir ces dernières toujours nettes, faute de quoi, le feu privé d'air ne marcherait pas. (Il faut voir clair à travers les barreaux des grilles). Il ne faut plus quitter le feu à partir du troisième jour. Il n'est pas question de pousser le feu en courant le risque de faire fondre le premier montant de briques, mais de l'alimenter d'une façon continue. Il faut monter, descendre du dessus du four pour l'avancement du feu. Lorsque se dernier a franchi plusieurs mètres, et lorsque le tirage s'arrêtera, mettre la première rangée de distributeurs et ainsi de suite. Maintenir toujours le foyer pendant que les distributeurs feront le reste, et ne l'abandonner que lorsque le feu est très loin. Lorsque ce dernier a complètement tourné, démolir le foyer. Le dessin du four P.S. A début, mettre des (cache ou cadre-mailles Portes du foyer ouvertes, les 2 premiers jours)
Confidentiel : 1°) La tuilerie d'Auch a construit un four tunnel Ces responsables s'apprêtaient à démolir le vieux four Hoffmann et devaient vendre les puits de chauffe du four Hoffmann à une briqueterie. Ils se sont vus de l'obligation de se dédire de cette fonte, car le four tunnel chargé de suie les tuiles et marchant au gaz a donné de très mauvais résultats, leur tuile ne se cuisant pas, et n'offrant pas de ce fait de garantie. 2°) Cas à la tuilerie Bories Ils ont construit un four tunnel et démoli le four Hoffmann. Ils voulaient le four tunnel pour cuire de la tuile. Ces résultats ont été tellement décevants, qu'ils utilisent le four Hoffmann qu'il leur reste et le four tunnel pour faire des briques. Ils ont été dans l'obligation de faire annuler les demandes de tuiles « du Quercy » et « Montagne » parce que leur seul four Hoffmann ne pas tenir la cadence. MORALE : Gardons nous bien de faire des expériences sans être sûrs de réussir.. D'autres, bien informés dans la profession, se font prendre, parce qu'ils ne connaissaient pas leur matière première. (Ceci raconté par le représentant de cette maison)