Tuiliers-Briquetiers de père en fils depuis 1772 nous perpétuons tout naturellement les nobles traditions ancestrales. Ainsi de génération en génération, nous sommes fiers de maintenir, en dépit de nos équipements modernes la perfection artisanale.
Une très longue histoire. Dans la profession des Tuiliers-Briquetiers, la plus ancienne Famille encore en activité en France.
· LABRUGUIERES (Tarn) :
Tuiliers-Briquetiers de Père en Fils, travaillant à la Tuilerie du " LIGNON " durant 100 années (1720-1820).
· SAINT AMANS SOULT (Tarn) :
De 1820 à 1835, Louis BARTHE, Tuilier à la Tuilerie du " MAS-BERG " chez le Maréchal SOULT.
· SAINT AMANS SOULT à " RIEUSSEQUEL " (1835 à 1928) :
Tuiliers-Briquetiers de Père en Fils :
Pierre BARTHE (1815 - 1905)
Pierre BARTHE (1847 - 1908)
qui a eu un Frère Louis, devenu Huissier et Cafetier et deux s½urs Marie et Louise.
Léopold BARTHE (1885 - 1939)
qui a eu un Frère Fernand, devenu Fonctionnaire du Trésor.
· GRATENS (Hte-Gne) Depuis 1928 de Père en Fils :
· Léopold BARTHE
· Pierre BARTHE (1909 - 1968)
· Gaëtan BARTHE né ( 1937- décédé le 3 mars 2001 )
Qui a deux enfants :
Marie-Pierre né en 1966 ( Hôtesse de l'air ) qui a 2 enfants Hugo et Mathis
Pierre-Olivier né en 1972 ( travaillant dans l'entreprise Barthe ) qui a 2 enfants Océane ( née en 2203 ) et Pierre-Gaëtan ( né en 2006 ).
· Jean-Pierre BARTHE né en 1943
Qui a trois enfants :
François né en 1973
Hélène né en 1974
Pauline née en 1987
DE SAINT AMANS SOULT A GRATENS :
Les BARTHE, Tuiliers-Briqueters de Père en Fils, ont exercé la profession durant 100 années à SAINT AMANS SOULT " RIEUSSEQUEL " de 1835 à 1928. Sur trois générations, ils ont réalisé des installations immobilières, matérielles et mécaniques, devenues importantes dans le courant des trois premières décennies du siècle. Hélas ! Les terrains ne leur appartenaient pas. Depuis l'origine, ils étaient loués à la Famille DE LARIVIERE.
En Août 1914, Léopold BARTHE mobilisé, la Briqueterie est dans l'obligation de suspendre immédiatement son activité. Au printemps 1915, Léopold bénéficiait d'une courte permission. Revenu à SAINT AMANS SOULT pour deux semaines, sans perdre de temps, il remettait l'usine en marche, et avec une extrême insistance obtenait de son épouse Germaine, qu'elle cesse immédiatement son activité d'institutrice, afin de prendre en charge la marche de la Briqueterie, ce qu'elle fit durant quatre longues années de succès.
Démobilisé au début de l'année 1919, Léopold ayant eu la chance de rentrer sain et sauf de la Grande Guerre, retrouvait une situation matérielle florissante. " Les tiroirs étaient remplis d'argent. " A la suite de cela en 1920, Léopold BARTHE était contraint d'accepter en association le Fils DE LARIVIERE, attiré par la réussite de l'Entreprise, la Famille étant depuis l'origine propriétaire des terrains, sur lesquels la Briqueterie avait été construite. Cette association n'a pu fonctionner que très peu de temps, guère plus de cinq années.
A la suite de discordes avec la Famille DE LARIVIERE, Léopold BARTHE, et sa Famille, a quitté SAINT AMANS SOULT en 1928, pour venir s'installer à GRATENS, où il a apporté des fonds à la Tuilerie-Briqueterie qui était à l'époque la propriété de la Société DUPUY - BOURDIOL - PEYRAS. En même temps, Léopold BARTHE devenait le Directeur de la Tuilerie-Briqueterie Mécanique de GRATENS.
La période de 1934 à 1938 a été très difficile pour l'activité commerciale de la Briqueterie. Il y a eu une très forte récession économique, et en même temps l'avènement des désordres sociaux du Front Populaire.
En 1938, le chiffre d'Affaires de la Société s'est considérablement amoindri, et la Briqueterie a été dans l'obligation de cesser son activité et de déposer le bilan. Une vente aux enchères a suivi le Jeudi 22 Décembre 1938, et Léopold BARTHE, créancier principal est devenu propriétaire des installations, des terrains et des logements. Peu de temps après, il décédait d'un banal accident de la route. Pierre BARTHE, son Fils lui succédait en héritant de l'ensemble du patrimoine (Terrains, bâtiments, installations, terrains de carrière).
Pierre BARTHE et son épouse Denise BARTHE, lui assurant l'indispensable collaboration permanente, sans laquelle rien n'aurait pu réussir (Secrétariat, contact permanent avec les clients, tenue de tous les comptes Clients, Fournisseurs, Banque, Paye du personnel) Très longtemps encore, plus de deux décennies après le décès de Pierre BARTHE (59 ans en 1968), Denise BARTHE a continué son activité dans le secrétariat et la comptabilité de l'Entreprise. Ils ont durant trente années fait fonctionner la Briqueterie, développant et modernisant sans cesse les installations. De 1946 à 1965, durant ces deux décennies de très grands travaux autofinancés la plupart du temps, ont été réalisés. L'entreprise a été continuellement un chantier permanent pour les Maçons, les Charpentiers, les Chaudronniers, Menuisiers, Electriciens, Mécaniciens et autres Installateurs. Les travaux de construction et d'extension des bâtiments ont chaque fois été organisés et suivis par un Architecte très qualifié, Mr PILETTE, qui était à l' époque une grande référence sur la région Toulousaine.
Véritable musée vivant, notre four Hoffmann est unique de part sa taille et sa durée ininterrompue de cuisson. Notre four Hoffmann est l'épine dorsale de notre activité. Le four mesure 160 mètres de long, il n'a pas été éteint depuis 1952 . Comme autrefois, la cuisson est au charbon et dure 130 heures. Durant 10 heures elle atteint la température maximale de 1100°. Les carreaux restent 21 jours dans le four.
Les fours Hoffmann étaient très répandus jusqu'aux années 50. Par soucis de conservation de la qualité de la matière et de l'esthétique de ses produits Pierre Barthe a refusé les systèmes rapides et accélérés de cuisson ( gaz, fuel, électrique ) et ses recommandations et confidences manuscrites sont toujours jusqu'à ce jour notre conduite.
Allez aux recommandations manuscrites de Pierre Barthe
Il y à 20 millions d'années s'étalait, au pied des Pyrénées, une vaste plaine alluviale recueillant l'argile généreuse arrachée à la chaîne naissante. Lentement façonnée par les rivières en crue, chaque couche recèle ainsi en elle une part de ce message sédimentaire du passé. Notre carrière tolosane apparaît dès lors comme un livre ouvert aux multiples pages chargées des péripéties d'une longue histoire géologique....
L'usine en 1997 :

L'usine en 1908 :



Pourquoi un label ?
Si les entreprises familiales sont nombreuses, les entreprises et les marques centenaires sont moins de 3000, et les entreprises familiales centenaires ne sont que 1100. En effet elles sont peu nombreuses à franchir le cap de 3 générations.
Ces entreprises ont un caractère unique. Dépositaires d'un savoir faire, de tradition, elles savent cependant remarquablement bien s'adapter, mais sans perdre leur âme. C'est ce qui fait leur différence.
Cette volonté de transmission de valeurs, de savoir-faire, d'une certaine qualité, jusqu'à présent rien ne permettait de le faire savoir.
Le développement de l'ancienneté l'usage des « depuis », « créé », « fondé « ....montre l'importance de l'histoire et de la tradition et son utilisation sur un plan marketing ( chips à l'ancienne ,recette traditionnelle ...)
Mais comment différencier une société familiale d'une société rachetée ?
Le label EFC n'est délivré qu'aux entreprises qui sont à la fois Familiales et plus que Centenaires.
En effet, une entreprise qui se transmet a des considérations qui vont au delà de la rentabilité. Elles sont davantage dépositaire d'un savoir faire qui passe de génération en génération que propriétaire d'un actif.
Ces entreprises sont attachées aux valeurs suivantes
Passion pour leur métier,
Respect du client,
Recherche permanente de qualité
(Étude BM & S 2008)